Nouvelle publication dans Scientific reports : Medication trajectories during the year following the initiation of medication indicated for alcohol use disorder

En collaboration avec nos collègues de l'équipe RESHAPE (Université Lyon 1) sur le programme IMPULSE (IMpact of new care organizations, PUblic policies and communications on heaLth products uSE) financé par l'ANSM et en partenariat avec l'équipe EPI-PHARE.
Résumé :
Cinq médicaments sont indiqués en France dans le traitement du trouble de l’usage de l’alcool : l’acamprosate, le disulfirame, la naltrexone et, depuis 2014, le baclofène et le nalméfène.
Peu d’études se sont intéressées à l’initiation d’un traitement pharmacologique du trouble de l’usage de l’alcool (TUAL), et aucune n’a décrit leur utilisation au cours de la première année. L’objectif de cette étude était de caractériser les trajectoires de traitement au cours de l’année suivant l’initiation d’un traitement et d’identifier les facteurs associés à la non-persistance du traitement.
Une étude de cohorte en population générale a été menée chez les patients ayant débuté un traitement entre 2014 et 2020, à partir du Système national des données de santé (SNDS). Les trajectoires individuelles de traitement au cours de l’année suivant l’initiation ont été décrites, et une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la non-persistance à 28 jours.
Au total, 817 297 patients ont débuté un traitement dans le TUAL. Le nombre annuel d’initiations a diminué, passant de 150 049 en 2014 à 85 884 en 2020. À 28 jours, 60,1 % des patients ayant initié un traitement l’avaient interrompu. La non-persistance était plus fréquente chez les patients ayant débuté un traitement par baclofène, chez les femmes, chez les personnes résidant dans les zones les plus défavorisées, chez celles dont la première prescription avait été réalisée par un médecin généraliste, ainsi que chez les patients ne présentant pas de comorbidités.
Au cours de la période étudiée, l’utilisation des traitements pharmacologiques du trouble de l’usage de l’alcool a diminué en France, avec une fréquence élevée d’interruptions précoces. Des études complémentaires sont nécessaires afin d’identifier les obstacles à la persistance du traitement et de développer des stratégies visant à améliorer l’observance et l’efficacité thérapeutique.
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