top of page

Nouvelle publication du SUAL dans la revue IJDP: effet du passage de la prégabaline sur ordonnance sécurisée

  • Photo du rédacteur: SUAL
    SUAL
  • 23 nov. 2024
  • 2 min de lecture


Julia de Ternay et Mathieu Chappuy (SUAL HCL) publient une étude dans la prestigieuse revue International Journal of Drug Policy, étude qui évalué l'impact de la décision de l'ANSM de passer les prescriptions de prégabaline sur ordonnance sécurisée en juin 2021. Cette étude est le fruit d'une collaboration avec OpenHealth.


Lien vers l'article ICI (accès complet temporaire)



Résumé (traduit)


Contexte : La prégabaline est un médicament approuvé pour les douleurs neuropathiques, l'épilepsie et les troubles anxieux généraux. Cependant, la prégabaline est aussi une cause croissante de détournement et de mésusage, et c'est pourquoi les autorités sanitaires françaises ont décidé en 2021 de la classer parmi les stupéfiants, ce qui nécessitera des blocs d'ordonnances sécurisés. Notre étude visait à évaluer l'impact de cette mesure sur les modes de délivrance de la prégabaline.


Méthodes : En utilisant les données d'un échantillon national représentatif de 12 690 pharmacies communautaires françaises, nous avons évalué l'impact du nouveau cadre réglementaire, mis en œuvre en juin 2021, sur la quantité mensuelle totale de prégabaline délivrée en effectuant une analyse de séries temporelles interrompues (ITS). Nous avons construit un modèle contrefactuel pour prédire ce qui se serait passé sans l'intervention. Nous avons effectué les mêmes analyses dans le sous-échantillon des délivrances de prégabaline dépassant la dose maximale recommandée de 600 mg par jour. En outre, nous avons comparé (1) le nombre de délivrances de prégabaline (2) la co-distribution d'opioïdes et/ou de benzodiazépines un an avant et un an après la réglementation :


Résultats: À la suite de la modification réglementaire, on a observé une baisse immédiate et significative de 38 475 375 mg (95 %CI[-66 931 799 mg ; -10 018 951 mg]) du nombre d'ordonnances de prégabaline. Cette baisse s'est poursuivie au cours des mois suivants, avec une diminution de 4 788 107 mg (IC à 95 % : [-8 888 326 mg ; -687 888 mg] par mois. Le modèle contrefactuel prévoyait que, sans l'intervention, il n'y aurait pas eu de changement notable dans les délivrances de prégabaline. Les analyses ITS n'ont montré aucun changement significatif dans les délivrances de prégabaline à la suite de la nouvelle réglementation pour le sous-échantillon dont les doses dépassaient 600 mg par jour. Parallèlement, on a observé une diminution significative des délivrances conjointes d'opioïdes (18,4 % avant la réglementation contre 11,6 % après, p < 0,001) et de benzodiazépines (21,4 % avant la réglementation contre 11,7 % après, p < 0,001).


Conclusion: La réglementation contraignante adoptée en 2021 par les autorités sanitaires françaises a considérablement réduit la délivrance totale de prégabaline dans les pharmacies de ville. Nos résultats soulignent l'importance des mesures réglementaires pour limiter le mésusage d'un médicament prescrit.



 
 
 

Commentaires


bottom of page