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Nouvelle Publication SUAL dans Harm Reduction Journal: résultats de l'étude TRABOUL

Dernière mise à jour : 16 oct. 2023



L'étude TRABOUL (Dispositifs Territoriaux de Réduction des Risques : Attentes, Besoins, et Opinions des Usagers Lyonnais) est une collaboration entre le SUAL, le Service d'Addictologie de la Croix-Rousse, les associations ARIA-OPPELIA et Le Mas, et l'EHESS, afin d'identifier les besoins des usagers de drogues lyonnais en matière de nouvelle structure RdR à Lyon, en particulier de Halte Soins Addictions, ou Salle de Consommation à Moindre Risque.


La publication princeps de l'étude vient d'être acceptée dans Harm Reduction Journal, le principal journal international de réduction des risques (IF 4,4).


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s12954-023-00887-7
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Résumé en français de l'article:


Contexte : Les salles de consommation à moindre risque (SCMR) ont été développées dans les villes avec des scènes ouvertes de consommation de drogues, dans le but de réduire les dommages liés à l'usage. À Lyon, deuxième ville de France, l'usage de rue des drogues est plus dispersé et il n'y a pas de scène ouverte spécifique, ce qui pose la question de l'intérêt qu'auraient des personnes qui consomment des drogues (PCD) pour une SCMR.


Méthodes : Il s'agit d'une enquête transversale auprès de 264 usagers de drogues recrutés dans des centres de réduction des risques ou des unités traitement des addictions, dans la rue ou dans des squats. Des entretiens en face à face ont permis d'explorer les caractéristiques sociodémographiques et médicales des participants. Des comparaisons bivariées et des analyses ajustées sur les paramètres sociodémographiques ont exploré l'association entre la volonté d'utiliser une SCMR et d'autres variables, fournissant ainsi des odds ratios bruts (ORs) et ajustés (aORs) et leurs intervalles de confiance à 95% (95%CI).


Résultats : Au total, 193 (73,1%) PCD ont accepté de participer (âge moyen 38,5±9,3 ans ; 80,3% d'hommes). Parmi eux, 64,2% se sont déclarés prêts à utiliser une SCMR. Le fait d'être demandeur de traitement (aOR 0.20, 95%CI [0.08 - 0.51] ; p<0.001) et de ne pas vivre seul (aOR 0.29 ; 95%CI [0.10 - 0.86], p=0.025) étaient négativement associés à la volonté d'utiliser une SCMR, alors que le fait de bénéficier d'une CMU/C2S (aOR 4.12 ; 95%CI [1.86 - 9.14], p<0.001), d'être séropositif pour l'hépatite C (aOR 3. 60 ; 95%CI [1.20 - 10.84], p=0.022), d'être consommateur de cannabis (aOR 2.45 ; 95%CI [1.01 - 5.99], p=0.049), et de rapporter des problèmes antérieurs avec les résidents (aOR 5.99 ; 95%CI [2.16 - 16.58], p<0.001) ou avec la police (aOR = 4.85 ; 95%CI [1.43 - 16.39], p=0.011) étaient positivement associés avec le souhait de se rendre en SCMR.


Conclusions : Les PCD, en particulier les plus précaires, sont largement favorables à l'ouverture d'une SMCR, même dans une ville sans scène ouverte de consommation de drogues, telle que Lyon.

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